Sam Salem + Dali de Saint Paul
7 septembre 2026
Portes 19:30 | Show 20:00
La Sala Rossa, Montréal
4848 boul. Saint-Laurent
Billets $15/$20 (+frais) à l’avance | $20/$30 à la porte*
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PART I: Dali de Saint Paul
Dali de Saint Paul est une vocaliste expérimentale brute, interprète, compositrice, productrice et actrice culturelle de la scène expérimentale de Bristol. Dans sa musique, l’utilisation particulière qu’elle fait de la voix à travers les effets brouille les frontières sonores, questionne les stéréotypes de genre et déstabilise les frontières spatiales et linguistiques ; en tant que parolière, elle mêle poétique et politique, apportant une forte intensité à ses performances.
Avec son projet auto-explosif EP/64 The Ephemeral Project 64, impliquant plus de 40 artistes sur six ans (2016–2022), Dali a renouvelé les conceptions de l’improvisation en recentrant l’attention sur la communauté culturelle musicale. Collaboratrice prolifique, elle participe à de nombreux projets, dont l’ensemble avant-folk féminin Viridian, le trio dub modulaire dark idl, le super groupe d’improvisation Ondata Rossa, le duo post-industriel Harrga et la performance expérimentale film/lumière/son Penumbra.
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Dali de Saint Paul is a raw experimental vocalist, a performer, a composer, a producer and cultural actor of the Bristol experimental music scene. In her music, Dali’s particular use of vocals through fx blurs sonic borders, questions gender stereotypes and destabilizes spatial and linguistic borders; as lyricist, she mixes poetics and politics bringing intensity to her performances.
With her self-exploding project EP/64 the Ephemeral Project 64, which involved more than 40 artists over six years (2016-22), Dali refreshed conceptions of improvisation, bringing back the focus on community in music culture. She’s a prolific collaborator, other projects including 16mm avant folk feminine ensemble Viridian, dub modular trio dark idl, super improv group Ondata Rossa, post-industrial duo Harrga, and experimental film, light and sound performance Penumbra. As a producer she operates under the alias Content Provider.
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PART II: Sam Salem x NO HAY BANDA
Everyone No-one (2026, création)*
Adrianne Munden-Dixon, violon
Audréanne Filion, violoncelle
Lori Freedman, clarinette basse
Kalun Leung, trombone
Daniel Áñez, ondes Martenot
Noam Bierstone, percussions
Gabriel Dufour-Laperrière, sonorisation
Sam Salem, composition, électroniques, vidéo
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Everyone No-one une œuvre audiovisuelle immersive qui propose une réflexion sur l’obsolescence et l’acte d’écrire de la musique pour la fin de l’histoire. Salem est né dans une ville morne du centre de l’Angleterre, d’un père palestinien et d’une mère circassienne. Il a grandi suspendu entre trois cultures.
En 2025, pour la première fois depuis plus de vingt ans, Salem est retourné en Jordanie, méditant sur l’histoire familiale perdue et les nouvelles histoires familiales retrouvées, s’immergeant dans les vestiges coloniaux, les sites sacrés, les forts et les églises, les vastes déserts à perte de vue, et aussi… le grondement lointain du génocide. Comment assimiler ces pensées et ces souvenirs – de la famille, du long cours de l’histoire, de la confusion identitaire persistante d’un immigrant de deuxième génération qui est, comble de l’ironie, compositeur – avec ce grondement, silencieux, inexorable, terrifiant, qu’il continue d’entendre, même dans ses rêves ?
Everyone No-one établit des liens narratifs entre des fils apparemment disparates et explore les cosmologies anciennes et leurs mythes associés, l’hermétisme / l’occultisme et sa relation avec la révolution scientifique des XVIe et XVIIe siècles, les notions de nostalgie technologique, culturelle et personnelle, ainsi que la violence lente / rapide de l’occupation coloniale. Ou bien s’agit-il peut-être d’une (brève) histoire d’idées, de technologies, de formes d’art et de musiques discréditées, rejetées ou disparues – le culte du soleil, la cybernétique, les châteaux des croisés, le « mickey mousing » de Carl Stalling pour les Looney Tunes, la plunderphonics et la musique de danse sur laquelle on ne peut pas vraiment danser. Un lieu où le doom metal (avec un accent particulier sur le doom) rencontre l’intonation juste, les automates musicaux et l’IA symbolique; où le poids rencontre l’apesanteur.
Everyone No-one est un rituel du savoir et de l’ignorance, pour un monde où nous luttons pour trouver la vérité ou un sens dans la dissonance cognitive de vivre ce que Hesse décrivait comme « l’ère du Feuilleton » tout en subissant l’horreur d’un génocide diffusé en direct.
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Everyone No-one is an immersive audiovisual concert work that is a rumination on obsolescence and the act of writing music for the end of history. Salem was born in a drab town in the middle of England, to a Palestinian father and Circassian mother. He grew up suspended between three cultures.
In 2025, for the first time in over 20 years, Salem returned to Jordan, reflecting on family history lost and new family histories found, immersing himself in colonial relics, sacred sites, forts and churches, the wide, open deserts, and also… the distant rumble of genocide. How does one process these thoughts and memories—of family, the long arc of history, the ongoing identity confusion of a second generation immigrant who is, of all things, a composer, with that rumble, quiet, inexorable, terrifying, that he continues to hear, even in his dreams?
This concert-length work of apophenia makes narrative connections between seemingly disparate threads, and includes an exploration of ancient cosmologies and their associated myths, Hermeticism / Occultism and its relationship to the scientific revolution of the 16th & 17th centuries, notions of technological, cultural, and personal nostalgia, and the slow / fast violence of colonial occupation. Or, it is perhaps a (brief) history of discredited, discarded or defunct ideas, technologies, art forms, musics - Sun worship, Cybernetics, Crusader castles, Carl Stalling’s “mickey mousing” for Looney Tunes, plunderphonics, and dance music that you can’t actually dance to. Perhaps it is a place where doom metal (with a heavy emphasis on the doom) meets Just Intonation meets musical automata meets symbolic AI. Where weight meets weightlessness.
Everyone No-one is a ritual of knowing and unknowing, for a world where we struggle to find truth and/or meaning in the cognitive dissonance of living in what Hesse described as the “Age of Feuilleton” while experiencing the horror of live-streamed genocide.
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Sam Salem crée des œuvres audiovisuelles pour interprètes, électronique et vidéo qui remettent en question les notions traditionnelles de présentation de concert et de virtuosité instrumentale.
Son processus de composition commence par un ensemble de lieux, une ligne sur une carte reliée par un thème particulier, une histoire ou un ensemble de contraintes. Il capture des moments, des surprises et finalement, à la manière du psychogéographe londonien Iain Sinclair, il propose une lecture des lieux choisis, une forme de divination, réalisée à travers un « acte ambulatoire de création de signes ». Salem explore les lieux en profondeur et les strates de mythes et d’histoire qu’il y découvre constituent ses matériaux de base.
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*Commande de NO HAY BANDA financée par le Ernst von Siemens Music Foundation.
*Commissioned by NO HAY BANDA funded by the Ernst von Siemens Music Foundation.